Rencontres Européennes des Nouvelles Écritures (RENÉ)

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RENE 25

Épisode 00

RENE 25, introduction de la journée d'échange et bilan du hackathon

avec Anael Mayer, présidente de Bliiida et de Jean Boillot, directeur artistique des RENE 25 et Charles Ayats, co-concepteur et animateur du hackathon.
Épisode 01

RENE 25, table Ronde 1 : "Lost in formats"

Avec Charles Ayats, auteur et concepteur XR ; Marc-Antoine Cyr, dramaturge et scénariste, animateur de festival d’écriture (Jamais lu France) ; Cyrielle Garson, enseignante-chercheuse, maîtresse de conférence à l’Université d’Avignon, Ian de Toffoli, dramaturge, membre du Gueuloir collectif transfrontalier et éditeur. Animation : Godefroy Gordet, journaliste, auteur, metteur, coordinateur du Gueuloir, programmateur pour les 3 scènes de Saint Dizier. La scène contemporaine est en pleine mutation. Avec l’irruption du numérique, les formats se démultiplient : théâtre immersif, interactif, en ligne ou en métavers, œuvres en réalité virtuelle, podcasts, pièces « prêtes à jouer »… Autant de formes qui brouillent les frontières traditionnelles entre spectacle vivant, performance, récit, et dispositif. La dramaturgie contemporaine devient protéiforme, souvent instable, portée par une logique de prototype plus que de répertoire. Pour les auteurs, chaque nouvelle forme appelle une nouvelle posture, une nouvelle manière d’écrire, de penser le récit, le public, le temps et l’espace. Dans cette frénésie d’innovation, le théâtre semble paradoxalement redevenir un « art mineur », en tension entre marginalité expérimentale et tentative de réinvention radicale. Comment écrire dans un monde où tout est déjà « déformaté » ? Quels nouveaux contrats de présence, de narration, de réception se dessinent entre scène et spectateur ? Quelle nouvelle tension entre artisanat et industrie ? ? Quels rôles pour les auteurs et autrices face à ces écritures transmédias ? Autant de questions que nous poserons à nos invité·es, artistes et auteur·ices engagé·es dans ces nouvelles dramaturgies.
Épisode 02

RENE 25, table Ronde 2 : « Écrire avec la machine ? Nouvelles collaborations entre auteurs et intelligences artificielles au théâtre »,

Avec Valérie Cordy, artiste numérique ayant une pratique avec une IA nommée Adelaïde; Nicolas Gagnon, artiste explorant la performance avec agents conversationnels; Eli Commins, directeur du Lieu Unique de Nantes et fondateur de Chimère. Animation : Franck Bauchard, chercheur sur la scène et les technologies, ancien directeur d’institutions artistiques et culturelles et coordinateur des politiques numériques, ministère de la culture. L’intelligence artificielle n’écrit pas à notre place, mais elle écrit avec nous. Dans le domaine du théâtre, cette co-écriture émergente interroge en profondeur la pratique dramaturgique : que signifie « écrire une pièce » à l’ère des algorithmes génératifs ? L’IA devient-elle outil, partenaire, miroir ou perturbateur ? Depuis quelques années, des auteurs et autrices expérimentent avec ces nouvelles formes de collaboration : suggestions textuelles, génération de dialogues, dramaturgies algorithmiques, récits interactifs codés, voire avatars virtuels capables d’improviser en temps réel. Ces pratiques hybrides bousculent la temporalité de l’écriture, la notion d’auteur·e, le rôle du langage, et jusqu’à la présence scénique. Au-delà des prouesses techniques, des enjeux artistiques majeurs se dessinent : – Comment l’IA influe-t-elle sur les structures narratives et les formes dialoguées ? – Peut-elle nourrir l’imaginaire théâtral ou le contraindre au formatage dans des logiques reproductives ? – Ces écritures assistées ou augmentées marquent-elles l’émergence d’une nouvelle dramaturgie ? – Et quel sens politique et poétique donner à ces alliances homme-machine sur une scène encore profondément humaine ? Ce temps de réflexion collective donnera la parole à des artistes, auteurs, chercheurs et praticiens qui explorent, chacun à leur manière, ces territoires inconnus où l’écriture dramatique rencontre l’intelligence computationnelle.
Épisode 03

RENE 25, table Ronde 3 : « Du spectateur au joueur » — Comment les nouvelles écritures réinventent la place du public jeune ?

Avec Pauline Sales, metteure-en-scène, autrice et actrice; Sébastien Genvo, professeur et game designer, Pauline Collet, metteure-en-scène, autrice. Animation Laurent di Filippo, maitre de conférences en Sciences de l’information et de la communication à l’Université de Lorraine.À l’ère du numérique ubiquitaire, la place du spectateur au théâtre est en pleine transformation. Les nouvelles formes — immersives, interactives, participatives, parfois hybrides avec le jeu vidéo ou la XR — déplacent les cadres traditionnels de la réception. Du spectateur assis à celui qui agit, joue, répond, influence, le théâtre explore aujourd’hui des formats où la frontière entre scène et salle devient poreuse. Cette mutation n’est pas qu’esthétique. Elle interroge en profondeur notre rapport à la présence, à la participation et à l’attention. Comme le note Fred Deslias, la scène est désormais en concurrence avec une performativité permanente, celle des réseaux sociaux, des environnements numériques où chacun est déjà acteur de soi-même. Dans ce paysage, les adolescents et les jeunes publics occupent une place cruciale. Nés dans un univers numérique, leur rapport aux écrans, à l’attention fragmentée, à la narration éclatée est déjà constitué. Ils sont les premiers spectateurs-joueurs. Mais comment leur offrir, à travers le théâtre, des espaces de recul, de décodage, d’émancipation ? Quels outils donner aux jeunes pour décrypter les codes technologiques qui les entourent ? Comment le théâtre peut-il redevenir un espace d’éducation aux médias et de développement du regard critique ? Quelles formes inventer pour capter l’attention de ce public sans céder à la logique de la captation algorithmique ? Ces questions touchent aussi à la santé mentale et cognitive des jeunes, à leur rapport au corps, à l’image, à la présence à soi et aux autres. Le théâtre, en tant qu’art du vivant, peut-il être un lieu de réparation ou de régulation face à l’excès de virtualité ? Peut-il offrir un contrepoids sensible à un monde saturé de stimuli ? Enfin, ces nouvelles écritures posent une question politique : ainsi que le dit le chercheur et curateur Franck Bauchard, « Il ne s’agit plus de s’adresser à 1000 personnes, mais à 1000 fois une personne ». Dès lors, quel nouveau contrat inventer entre les artistes et leur public, entre la scène et ces jeunes spectateurs de demain, à la fois critiques, joueurs et créateurs ?
Épisode 04

RENE 25, table Ronde 4 : « Nouvelles écritures hybrides : quel écosystème européen ? Du labo à la scène, de la scène aux territoires : construire les conditions d’existence des écritures hybrides »

Comme présenté dans les tables rondes précédente : un nouveau champ artistique s’invente à la croisée du théâtre, du numérique, de la création interactive et des technologies immersives. Des œuvres mêlant performance scénique, réalité virtuelle, scénarios interactifs, IA générative ou médias alternatifs voient le jour, souvent à la frontière entre disciplines, formats et statuts. Mais si les formes évoluent, qu’en est-il des modèles professionnels et économiques qui les accompagnent ? En France, mais aussi en Belgique, en Allemagne, au Luxembourg… dans les capitales comme dans les territoires, ces nouvelles écritures, à la fois expérimentales, collaboratives et technologiques, se développent dans un écosystème instable, parfois hors des circuits institutionnels habituels. Elles soulèvent des questions concrètes sur lesquels nous aimerions recueillir vos expériences, et partager de pays à pays, de territoire à territoire : – Quels acteurs, lieux ou institutions produisent ces œuvres ? Avec quels financements ? – Comment intégrer ces pratiques dans les cadres de financement et d’accompagnement au local, national, et à l’échelle europenne ? – Quels modèles pour pérenniser des œuvres souvent pensées comme prototypes (infinité des possibles en termes de formats, de techno, de rapport au public…) ? – Quelles est la place de l’enseignement et de la recherche dans l’émergence et la pérénisation de ces parcours hybrides ? – Quel rôle pour les théâtres, les institutions, tiers-lieux, incubateurs, réseaux européens ? Face à ces défis, une réflexion collective s’impose : pour que l’innovation formelle ne rime pas avec précarité structurelle, et pour que ces écritures puissent s’inscrire durablement dans le paysage culturel. Cette table ronde réunira des professionnels du spectacle vivant, du numérique, des institutions culturelles, de l’économie créative, pour dessiner les contours d’un écosystème à la hauteur de ces nouvelles formes.
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