Le projet de la Spirale

La Spirale est une compagnie théâtrale conventionnée par l’Etat. Elle est co-dirigée par Nadja Leriche et Jean Boillot. Elle s’attache à développer des écritures qui mêlent théâtre, musique et numérique, avec une adresse particulière aux adolescents.

À la Spirale, nous sommes convaincus que le théâtre est un art hétérogène. Depuis ses débuts avec Autour de Mortin (1996), pièce radiophonique de Pinget, nous développons des pièces hybrides, mélangeant textes, musiques et son, le tout « faits au présent », avec en son centre, le corps des acteurs. Pièces de répertoires, contemporaines ou commandes d’écriture : la Spirale a construit des compagnonnages avec des auteurs tels que Ovide, Boccace, Shakespeare, Molière, Labiche, Cortazar, LLamas, ou Chapuis, Piemme ou Koutchevsky… Ainsi qu’avec des compositeurs : Berio, Campo, Markeas, Matalon, Jisse, Pontier, Rigaud…

Les histoires que nous racontons sont des fictions qui traitent du pouvoir émancipateur de l’imaginaire.

C’est ainsi que nous avons créé notre théâtre sonique avec No Way Veronica d’Armando Llamas, en collaboration avec les compositeurs David Jisse (2005) puis Hervé Rigaud, qui sera recréé au Festival d ‘Avignon 2021, qui met au service d’un remake du film The thing, les sons analogiques d’un instrumentarium électronique des années 80. Nous travaillons aujourd’hui à une nouvelle création, Comédie Musicale, avec le dramaturge Alexandre Koutchevsky, et le compositeur Jonathan Pontier (pour nov 2022) forme entre pièce et concert, qui traitera de l’apprentissage de la musique dans les Conservatoires, avec trois instrumentistes-acteurs.

Notre écriture scénique s’est ouverte depuis quelques années au numérique, avec des scénographies augmentées par la diffusion d’images en temps réel, en particulier dans un dialogue avec l’auteur Jean-Marie Piemme : La vie trépidante de Laura Wilson (images générées par smartphone) ou Rêves d’Occident (réflexion sur le transhumanisme, avec des images générées caméras de surveillances).
Cette démarche s’est prolongée par Théâtre dans un fauteuil, programme de lectures et de rencontres interactives d’auteurs en direct sur la toile (avril-mai 2020). Bientôt nous ouvrirons le Nouveau Décaméron, laboratoire des nouvelles narrations pour un développement multimédia du spectacle vivant (2021-2023) où vont se mélanger artistes et techniciens issus du spectacle vivant, de l’audiovisuel et du jeu vidéo, pour la création de matrices narratives courtes.

Le dé-formatage est notre grande affaire, travaillant à des scénographies et des sonographies enrichies qui renouvellent l’expérience des artistes et des spectateurs. Grâce aussi à des durées atypiques, formats longs ou courts : c’est dans cet esprit que nous avons créé le spectacle fondateur de la Spirale, Le Décaméron (1998), qui durait 9 heures. Jean Boillot s’est intéresse au format court,  avec la création et la direction artistique du festival Court Toujours (1998-2019) à la Scène Nationale de Poitiers puis au CDN de Thionville – le NEST, programmant, produisant et co-produisant des spectacles de 1 à 40 minutes.

Ce dé-formatage central dans le travail de La spirale s’inscrit sur la recherche de nouveaux publics. Nous avons développé un axe de création en direction de la jeunesse, incarné aujourd’hui par Les imposteurs, co-écrites avec Alexandre Koutchevsky, une forme itinérante en tournée dans les lycées et autres lieux jusqu’en 2022.

Lors de sa première période (1996-2009), La spirale a été associée au Théâtre-Scène Nationale de Poitiers, au Théâtre Universitaire de Nantes, au Théâtre Gérard Philipe, CDN de Saint Denis. Jean BOILLOT, son directeur artistique a suspendu son activité pendant 10 ans, assurant la direction du NEST-CDN de Thionville Grand Est, de 2010 à 2019. Depuis 2020, La spirale a ouvert une seconde période : elle est co-dirigée par Nadja Leriche et Jean Boillot. Elle est installée à Metz et va développer une résidence de trois ans au Bord ² Scènes, scène conventionnée de Vitry le François.